La fermentation en cosmétologie : une émergence autour des actifs naturels
Quand la nature entre en jeu pour le bien-être de notre peau
Longtemps utilisée dans l’alimentation, la fermentation s’impose aujourd’hui comme une innovation prometteuse en cosmétologie.
De nombreuses formulations intègrent des ingrédients issus de la fermentation, comme l’acide hyaluronique obtenu par fermentation microbienne ou encore des ferments de Lactobacillus, Saccharomyces et Galactomyces.
Mais pourquoi cette technologie suscite-t-elle autant d’intérêt en cosmétique ? Et surtout, qu’apporte-t-elle réellement aux ingrédients utilisés dans les formulations ?
Pour le comprendre, il faut d’abord s’intéresser à ce qui se passe au cours du processus de fermentation.
Que sont les actifs bio-fermentés ?
Un actif bio-fermenté est un ingrédient d’origine naturelle transformé par une action contrôlée de micro-organismes tels que des bactéries, des levures ou des champignons.
Suite à cette transformation biologique, les actifs fermentés deviennent une version améliorée de l’ingrédient d’origine afin de maximiser son potentiel sur notre peau.
La bio-fermentation contribue notamment à :
- Enrichir les extraits végétaux en composés d’intérêt tels que les acides aminés, les peptides, les polysaccharides et certains antioxydants ;
- Favoriser la présence de certaines vitamines du groupe B (notamment les vitamines B2, B3 et B5 selon les procédés de fermentation utilisés), reconnues pour leur rôle dans le maintien de la barrière cutanée et le renouvellement cellulaire ;
- Maintenir l’équilibre du microbiome cutané ;
- Améliorer la stabilité et la pénétration de certains actifs
- Contribuer à la stabilité d’un pH cutané physiologique.
Pourquoi les cosmétiques fermentés sont-ils plus efficaces ?
La fermentation agit comme un amplificateur d’actifs. En fragmentant les molécules complexes des plantes en particules plus fines, elle facilite leur pénétration dans l’épiderme et améliore leur biodisponibilité.
Certains ferments ciblent même des problématiques spécifiques :
- Saccharomyces : anti-âge et éclat,
- Lactobacillus : apaisement des peaux sensibles,
- Galactomyces (sous forme de filtrat) : amélioration du grain de peau et des pores dilatés.
De l’actif au procédé : l’importance de la maîtrise de la fermentation
Des paramètres tels que la température, le pH, l’oxygène dissous, l’agitation, l’alimentation du milieu ou encore la durée de fermentation peuvent influencer la croissance des micro-organismes et les composés produits.
La reproductibilité du procédé devient alors un enjeu central pour passer de l’expérimentation au développement d’actifs destinés à la cosmétique industrielle.
C’est dans cette logique qu’ARDPI Biotech, fournisseur de solutions innovantes, met son savoir-faire en bioprocédés au service des applications biotechnologiques.
Notre solution NASKA, interface d’acquisition multiparamétrique dédiée au suivi des procédés de fermentation, associée au bain thermorégulé DUO, permet d’accompagner le suivi et la maîtrise des conditions de culture.
Au-delà du suivi des fermentations, notre expertise nous permet également d’accompagner les projets de rétrofit et de conception de bioréacteurs, en adaptant les équipements aux besoins spécifiques des procédés : instrumentation, acquisition des données, régulation et contrôle des paramètres de culture.
Pour obtenir un actif fermenté présentant des caractéristiques constantes, il est essentiel de maîtriser les conditions de culture.
Une tendance forte de la beauté moderne
Ce marché autrefois de niche est désormais une tendance générale observée dans l’industrie cosmétique. Les ingrédients fermentés connaissent une croissance spectaculaire dans les formulations skincare.
Les marques misent sur ces ingrédients pour répondre à une demande croissante de soins, plus naturels, efficaces, respectueux du microbiome et plus durables.
La biofermentation : un engagement écoresponsable
Au-delà de ses bénéfices cutanés, la biofermentation s’inscrit dans une démarche de beauté plus durable.
Ce procédé nécessite généralement :
moins de ressources,
moins de conservateurs chimiques,
et génère moins de déchets que certaines méthodes conventionnelles.
L’utilisation d’ingrédients fermentés localement sourcés contribue également à réduire l’empreinte carbone de production.
La fermentation devient ainsi un pilier d’une cosmétique plus éthique, circulaire et respectueuse de l’environnement.
